Les avancées des tests médicaux: entre maladie, virus et remèdes, où en sont les pays européens?

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Dans une société où l’accès à la technologie s’avère plus facile que de recevoir des soins appropriés, les différents pays de l’Europe se déchirent entre remèdes et législations. La réalité des choses alimente la recherche de nouveaux traitements, mais également un certain recours à l’externalisation des soins. 

Un écart considérable selon les pays

À l’heure où la technologie nourrit de plus en plus de remèdes médicaux, il serait intéressant de voir où en sont les soins procurés aux patients, globalement en Europe. Ci dessous, une carte de l’Europe selon l’Euro Health Consumer Index de 2015 – classement établie directement par l’ONG Health Consumer Powerhouse. Le classement a été établi suivant de nombreux indicateurs, qui peuvent aller de l’information aux patients, de leurs droits, ou bien de la prévention de certaines maladies. Plus le pays détient de points, mieux le patient est soigné.

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C’est ainsi que l’on remarque que malgré son rang économique, la France ne fait pas parti des pays où les patients se sentent les mieux soignés. Les pays du Nord (Norvège, Finlande…), ainsi que l’Allemagne sont largement au dessus des 800 points calculés par l’ONG. Les Pays-Bas se positionnent, depuis cinq ans déjà, en tête avec des capacités technologiques et réfléchies. Ils ont su diviser leur système de santé en « trois grands volets », selon le Dr. Lee Tunstall, qui traduisent l’implication de l’Etat.

Les avancées des tests et des recherches médicales

L’Europe connaît cependant une amélioration considérable au niveau de ses traitements. Majoritairement, la crise économique n’a pas impacté ces résultats. En revanche, l’ONG Health Consumer Powerhouse note un certain écart entre les pays riches et les pays avec des moyens beaucoup plus restreints. Il faut alors se rendre compte que si certains pays comme la Roumanie et/ou l’Albanie sont si peu « impliqués » dans les systèmes de santé que l’on connaît, c’est en raison du manque d’installations médicales pérennes et efficaces dans les zones rurales. Il est important de noter tout de même que bon nombre de médecins roumains sont présents en France, dans un souci de reconnaissance et/ou de besoins.

Alors, qu’en est-il du territoire français ? Où en est-il au niveau des tests et des recherches ? Cependant, au vu de tout cela, nous avons décidé d’aborder une réflexion différente. Y-a-t-il assez de médecins sur le territoire français pour mener à bien ces recherches ?

Nous avons trouvé le site « emc-recrutement.com », qui met en avant tous les diplômés des Universités de l’Union Européenne, « pour répondre à la pénurie de main d’œuvre sur le territoire français ». Par exemple, en France, la population vieillissante est de plus en plus exigeante au niveau des soins.

D’un autre côté, les médecins français ont l’habitude de se comparer à leurs confrères, et se trouvent « trop peu payés », selon Le Figaro. Si l’on regarde ce graphique proposé par le Figaro, suivant des statistiques de l’OCDE ; les médecins allemands sont deux fois plus rémunérés que les médecins français. Ces derniers notent que « l’Etat souhaite que tout se passe à l’hôpital », il n’y a donc plus de place, selon Stéphane Landais, pour les médecins qui souhaitent exercer en France.

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Est-ce là également une des raisons pour lesquelles la médecine française n’est pas réellement en avance, par rapport aux pays de l’Union Européenne ? Les avancées, médicales comme humaines, passent avant tout par une implication de tous les corps de métiers nécessaires à ces motivations, ces avancées. L’accès aux études de médecine en France est très difficile : de nombreux étudiants n’ayant pas réussi leur première année en France s’envolent pour l’Allemagne, où l’accès aux études de médecine est « déterminé par le principe d’accès pour tous à la formation » ; et donc laisse une chance à tous de se lancer dans ce genre d’études, jugées souvent trop difficiles pour une grande majorité.

Les Français à la recherche de nouveaux traitements, en Allemagne

L’Europe, selon la Directive n°2011/24/UE sur l’application des droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers, garantie d’une part la mobilité des patients ; et d’une autre part, assure leur libre prestation des services de santé. Il n’est pas illégal pour un patient européen, d’aller se faire soigner dans un pays où il n’est pas né.

Comme nous l’avons déjà noté, de nombreux patients atteints d’une maladie dont les traitements ne sont que trop peu étudiés en France, sont prêts à aller se faire soigner ailleurs. C’est dans un premier temps à cause du manque de médecins en France, et de leur accessibilité compliquée, chère et surtout très longue.

Pour illustrer ces propos, prenons comme exemple la maladie de Lyme, cette maladie transmise par une tique. Longs à découvrir, les symptômes deviennent très douloureux une fois « implantés » dans l’organisme. Une grande majorité de personnes atteinte de cette maladie se dit incompris dans un pays comme le nôtre : à Augsbourg, une petite clinique nommée BCA – clinique, a attiré notre attention.

Cette clinique a vu défilé 25 000 patients, à 80% d’origine étrangère.

« On ne soigne pas la maladie, mais le malade dans son ensemble »,

d’après un médecin de la clinique allemande.

Le cannabis, un médicament source de débat

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Sous sa forme fumée, le cannabis augmente les risques de cancer du poumon au même titre que le tabac, parfois même plus d’après plusieurs études. Il est certain qu’une consommation de cette plante pour « le plaisir » peut avoir des effets beaucoup plus néfastes que bénéfiques sur le corps et le cerveau. Considéré comme une drogue, son usage, même très contrôlé, reste alors une grande question pour les autorités gouvernementales. C’est pour ces raisons que le cannabis médical, dans les pays qui l’autorisent, se consomme sous diverses formes non fumées.

De nombreuses études ont démontré l’efficacité du cannabis médical sur la santé. Possédant des propriétés antidouleurs et anti-spasmes, il est utilisé en cas de sclérose en plaques ou d’épilepsie. Il peut également être prescrit comme anti-vomitif, contre les nausées pour les patients sous chimiothérapie ou atteints du sida. Cette plante, stimule l’appétit en cas de maigreurs importantes, de maladies comme Alzheimer et améliore la qualité du sommeil.

La légalisation du cannabis thérapeutique différent selon chaque pays européen

La molécule de cannabis est utilisée dans différentes pays de l’union européenne à usage thérapeutique comme à Malte ou en Allemagne, depuis 2016. En Roumanie ainsi qu’en Belgique les traitements à base de cannabis sont autorisés mais pourtant aucun patient n’a pu y avoir accès.

En Croatie depuis 2015 ainsi qu’en Italie depuis 2007 l’achat de cannabis sous ordonnance est légal. L’Italie qui importait avant de Hollande sont cannabis a décidé de produire elle-même ses plantations. Dans ces pays, les patients atteints d’un cancer, d’épilepsie, de sclérose en plaques ou du VIH pourront demander une ordonnance chez leur médecin, qui pourra aussi leur en prescrire en cas d’eczéma mais aussi de règles douloureuses.

Pourtant dans certains pays comme l’Espagne, les trois pays Baltes ainsi que le Luxembourg, les traitements à base de cannabis restent encore interdits. En Grèce ainsi qu’en Hongrie seuls les traitements à base de produits synthétiques sont autorisés, la loi interdit la méditation à base de fleurs séchées.

Parfois, le gouvernement autorise cette molécule mais ne délivre pratiquement aucun médicament le contenant, le cas en Finlande ou chaque demande est traitée au cas par cas mais seuls des produits comme le Bedrocan et le Sativex peuvent être prescrits sur ordonnance médical en fonction de critères spécifiques. On retrouve ce cas en France, ou aucun médicament à base de fleurs séchées de cannabis n’est légal, seul le marinol, produit synthétique est disponible au compte-goutte. En 10 ans seulement une centaine de personnes ont pu en bénéficier.

De même qu’en Irlande ou le cannabis reste légal à usage thérapeutique mais cependant aucune information n’a été donnée sur la gratuité du produit ou sur les pathologies éligibles pour obtenir ce traitement.

Les gouvernements possèdent tous un avis très différent sur cette question : légaliser le cannabis médical, oui ou non ?

Les raisons de ces différences

Pour permettre aux avancées pharmaceutiques de voir le jour, chaque pays a besoin de fonds pour financer leurs recherches ; permettant de découvrir comment soulager ou guérir certaines maladies. Plus un pays recense une même pathologie, plus les tests s’accélèrent pour trouver comme y faire face, comme le démontre les résultats obtenus au Canada concernant la sclérose en plaques. Affichant plus de 100 000 cas cela fait de lui le pays ayant le plus fort taux de sclérose en plaques au monde. Cette maladie neurologique qui touche la totalité du système nerveux central peux produire chez les patients des troublent de la vue, une perte de la marche ou de l’audition. La sclérose en plaques peut prendre différentes formes et évolue par poussées plus ou moins fortes.

On ignore toujours les causes réelles de cette maladie, mais grâce à l’important nombre de cas relevés au Canada, les chercheurs ont pu découvrir que l’une des causes principales du déclanchement de cette pathologie pourrait être dû à un manque de vitamines D non présente dans les pays ayant le moins d’heure d’ensoleillement. Grâce à toutes ces recherchent faites par la société canadienne de la sclérose en plaques, l’usage du cannabis médical est autorisé depuis 12 ans au Canada.

Témoignages de personnes atteintes de ces pathologies

« Je m’appelle Philippe, j’ai 43 ans. En mars 2011, j’ai appris avoir une tumeur cérébrale de grade II.
Cette tumeur génère des crises d’épilepsie, des pertes de mémoire, des problèmes d’élocution, des tremblements et une perte de l’orientation.
Je passais le plus clair de mon temps enfermé à ne pas faire grand-chose et en quelque sorte déprimé, de plus je voyais que ma famille culpabilisait de ne rien pouvoir faire pour améliorer ma situation.
Le neurochirurgien a dit qu’il ne peut pas m’opérer car la tumeur est dans les parties fonctionnelles. S’il opère, je vais être paralysé. […]
Pendant 1 an 1/2, j’ai pris des cachets contre l’épilepsie mais ils ont commencé à ne plus faire d’effets. Je ne pouvais plus me déplacer seul, je ne supportais plus du tout le bruit. Je devenais de plus en plus agressif verbalement et j’avais envie de tout casser. »
« J’ai ainsi découvert que le cannabis pouvait me soulager. J’ai essayé début décembre 2012, et de suite je me suis senti détendu, apaisé et en meilleure forme physique et psychique. J’ai pu de nouveau me déplacer seul, parler sans problème d’élocution (sauf quand je fatigue). Je retrouvais ma mémoire.
Le cannabis me soulage les douleurs, les maux de tête, me rend moins agressif, m’empêche d’avoir des crises d’épilepsie et m’a en quelque sorte rendu ma dignité par rapport à mes enfants, ma famille que j’ai mise au courant. Je ne vois donc que des côtés positifs et je ne ressens pas négativement les effets psychotropes. »

Vers une supranationalité médicale ?

Au cœur des débats depuis un certain temps, la question de l’évolution de l’Union Européenne est toujours d’actualité. Les anti-Europe ont souvent souligné l’inefficacité d’une telle organisation, due au manque de pouvoir supranational. En effet, si les législations médicales existent au sein de l’Union Européenne, ce sont souvent des principes généraux s’appliquant à l’ensemble des pays membres plus que des lois strictes et précises. L’UE s’axe en fait surtout sur l’aspect commercial du monde de la santé : plusieurs lois régulent les échanges de produits médicaux, mais très peu concernent les réelles pratiques médicales.

Un autre problème surgit concernant la législation de ce domaine : la diversité culturelle. On pourrait croire qu’en tant que pays occidentaux, les membres de l’UE possèdent une vision commune des pratiques en médecine. Certes, les différences sont plutôt modérées, pour autant elles ne sont pas inexistantes. Les polémiques engendrées par la PMA, l’euthanasie ou encore l’avortement n’ont pas la même ampleur partout, notamment selon le degré de religiosité de chaque nation ou région. L’Irlande qui, par exemple, est un pays très catholique, se montre souvent récalcitrant pour accorder une IVG, en plus de limiter son accès par le biais de la loi. En un sens, ne pas regrouper tous les pays sous une même législation est garant de cohésion. Les dirigeants européens veulent éviter d’hypothétiques soulèvements nationaux en désaccord avec des lois jouant avec la sensibilité des opinions et des cultures.

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La généralisation d’une législation médicale n’est de toute façon pas le principal centre d’intérêt pour le moment. En ces temps houleux en terme de solidarité européenne, une restructuration de l’Union a été évoquée plusieurs fois, parce qu’elle devient nécessaire. C’est pourquoi le 28 février 2017 la Commission européenne a présenté une réforme de l’UE. Fortement déstabilisée par le Brexit, celle-ci a préféré mettre en l’accent sur la cohésion entre les anciens pays membres et sur une meilleure intégration des nouveaux arrivants. Une réforme imposant une législation commune n’était donc pas de mise : peut-être l’Europe ne restera-t-elle qu’une organisation promouvant l’unité sans chercher un quelconque pouvoir fédérateur. Les « Etats-Unis d’Europe » dont rêvait Victor Hugo plus d’un siècle avant la formation de l’UE resteront probablement utopiques.

 

 

 

 

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