Le devoir de mémoire existe aussi dans les régions

Face au négationnisme et à l’oubli, l’État, les historiens, les descendants de victimes et les anciens combattants tentent de faire perdurer la mémoire. C’est ainsi que depuis 2014, nous commémorons au travers de nombreux évènements le centenaire de la Première Guerre Mondiale.

Mais le devoir de mémoire n’est pas cantonné qu’aux grandes villes ou aux grandes
manifestations. Bien souvent, il commence par des initiatives locales d’historiens ou d’enseignants. À l’exemple de ce collège de Poitiers (Vienne, 86) qui a publié en 2015 un livre de 220 pages sur le destin d’un poilu grâce notamment au travail d’un professeur d’histoire-géographie. Et si on se mobilise en localement, c’est parce que les musées, mémoriaux et sites historiques se trouvent un peu partout en France, à l’image du Centre Régional « Résistance & Liberté » de Thouars que nous avons pu visiter.

Situé dans les Deux-Sèvres, le centre accueille depuis 2001 un public principalement scolaire. L’objectif affirmé est de perpétuer le souvenir et surtout de lutter contre les théories négationnistes. Abritant capture-decran-2017-03-02-a-11-06-45une exposition permanente, les libertés fondamentales et leur négation, il propose aussi différents ateliers pédagogiques. La visite de l’exposition commence par une réflexion autour du mot « stare », la racine latine de résistance qui signifie « être débout » puis se décompose autour de trois axes : réagir, s’engager, construire. Appuyée par les nouvelles technologies (audio-guides, vidéos, bornes interactives) et des exemples locaux, elle plonge le visiteur au coeur de l’Histoire tout en proposant une réflexion sur les valeurs républicaines et la citoyenneté.

Quant aux ateliers auxquels nous avons pu participer, il s’agissait d’un témoignage filmé de Gérard Pichot, habitant des environs et résistant arrêté en 1943. Ce récit rare, égrené pendant un peu plus d’une heure, est fort émouvant et instructif. « Ni haine ni oubli » conclura le résistant, décédé en 2010. Le second atelier nous invite à nous pencher sur deux correspondances qu’a entretenu Gérard Pichot durant sa détention : avec son épouse, restée en France, et avec son père, déporté lui-aussi. La deuxième, clandestine, est bien différente de la première. Mais d’autres activités peuvent être proposées, en fonction de l’orientation pédagogique de la visite.

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Photo de Gérard Pichot, datant de 2006

 

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