Le don d’organes progresse en France

Depuis maintenant plusieurs années, le don d’organes s’est développé de manière très importante en France. En 15 ans, le nombre de greffés a pratiquement doublé : il est passé de 3 211 en 2000, à 5 746 en 2015. De la même façon, le nombre de personnes en attente d’une greffe a aussi augmenté. Cela s’explique par la prise de conscience des populations des opportunités offertes par la greffe, mais également par les récents progrès techniques et médicaux. Aujourd’hui, 60 000 personnes, et donc 60 000 familles, sont transplantées en France.

Des lois qui évoluent

La loi la plus récente concernant le don d’organe date du 1er janvier 2017 et stipule que toute personne est désormais un donneur, à moins d’être inscrit sur le RNR, le registre national du refus. Cette loi s’inscrit ainsi dans la continuité des réformes prises au cours des quatre dernières décennies. En 1976 naît la loi Caillavet -la première loi concernant le don d’organe-. Elle est célèbre pour la fameuse phrase « qui ne dit mot consent ». Elle a été suivie par les lois bioéthiques de 1994, 2004 et 2011, mais dont les deux dernières concernent uniquement le don du vivant.

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Crédits : Jean Dupin

Une procédure complexe

En dehors des greffes du vivant, comme les reins ou la peau, seule une personne en mort encéphalique, c’est à dire décédé à cause d’un AVC -Accident vasculaire cérébral- ou d’un accident de la route, est susceptible d’être un donneur. Pour autant, seuls 1% des défunts respectent ces conditions. Ensuite, environ 50% seulement des organes sont admissibles (soit en assez bon état pour pouvoir être transplantés). Enfin, 34% des familles en France refusent le don d’organes. Ce pourcentage important s’explique par une information faible quant à la réalité de la greffe. C’est afin de réduire ce nombre de refus que les lois évoluent et que des campagnes de sensibilisation sont organisées.

Le demandeur de greffe reçoit pour sa part une étude préliminaire quant à son aptitude à recevoir une greffe. Il passe ainsi des tests physiques et psychologiques afin d’être certain qu’une fois la greffe effectuée, tout se passera pour le mieux pour le concernant. Les dons sont anonymes. Mais ils soulèvent ainsi beaucoup de questions et de fantasmes sur le fait de vivre avec l’organe de quelqu’un d’autre. Ensuite, le demandeur passe sur liste d’attente, en attendant qu’un organe compatible avec son organisme soit trouvé. En 2015, 13 749 personnes étaient inscrites sur le registre pour obtenir une greffe.
Une fois qu’un organe a été greffé, le patient doit être suivi par un traitement, qui nécessite une prise quotidienne de médicaments immunodépresseurs. Cela permet au corps de tolérer le nouvel organe, sans l’accepter pour autant.

« Un don de la vie »

Jean-Luc Besson, greffé du cœur, considère avoir été sauvé grâce à un « don de la vie ». Ancien professeur d’éducation physique et sportive, et sportif régulier, Jean-Luc a été obligé de stopper toute activité physique pendant plusieurs années, avant et après sa greffe. Il est conscient de la chance qu’il a eu un mois après son opération, lorsqu’il a débuté sa rééducation. Il a redécouvert des sensations qu’il avait oublié. DIx ans après avoir arrêté la course à pied, il peut ainsi recommencer la pratique de ce sport. C’est avant tout pour lui une façon de remercier le donneur et de le respecter.

« Une greffe, c’est juste de la plomberie »

Merci à Chantal Gloriod, vice-présidente de ADOT-France, et à Jean-Luc Besson pour le temps qu’ils m’ont accordé et pour les explications précises et importantes quant au sujet de la greffe.

Site Web de ADOT-France

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