Entrée en vigueur des vignettes « Crit’air ». Quel changement cela implique-t-il ?

Pour faire face à la pollution grandissante, plusieurs villes telles que Paris ont fait le choix de mettre en place la circulation alternée et différenciée. Malgré cela, suite à un autre épisode de pollution important, un nouveau dispositif a été rendu obligatoire à Paris le lundi 16 janvier: la vignette Crit’air.

Ce nouveau certificat qualité de l’air (Crit’air), créé par le gouvernement en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, se présente sous forme de vignettes autocollantes rondes, qui se déclinent en six couleurs différentes. Du vert au gris qui permet de classer les véhicules en fonction des émissions polluantes qu’il rejette (vert pour les véhicules 100% électrique ou hydrogène quelle que soit la date à laquelle il ont été fabriqués et gris correspondant aux véhicules diesels apparus entre janvier 1997 et le 31 décembre 2000).

Ce dispositif concerne tous les véhicules motorisés : deux roues, trois roues, bus, autocars, véhicules utilitaire ou particuliers. La couleur de la pastille est déterminée en fonction de plusieurs critères: la date de mise en circulation du véhicule et le type de moteur.

Vendue au prix de 4,18 euros, le gouvernant explique que cette vignette n’est pas taxée et ne représente aucun bénéfice. Son prix est seulement justifié par les frais de fabrication, de gestion et d’envoi.pastille-ecologique-critair-2016-1Vignettes Crit’air, classées du moins au plus polluant 

Ce projet voit le jour dans le but d’améliorer la santé des populations et de favoriser les faibles émissions. Une part importante de la pollution en France, et notamment en ville, est due aux particules fines provenant du trafic routier; ce qui engendrent, chaque année, une augmentation des maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Une amende en cas d’oubli

Tout véhicule circulant dans Paris devra obligatoirement s’équiper d’un certificat. Celui-ci ne pourra cependant pas être délivré à un véhicule Diesels ayant été immatriculé avant 1997, car ce dernier est considéré comme trop vieux. Néanmoins, le choix est tout de même laissé aux communes quant à la mise en place concrète de ce dispositif. Le maire peux alors imposer des restrictions de circulation dans des zones comme le centre-ville ou en cas de pics de pollution, sous peine d’une amende de 68 euros, minorée à 45 euros.

Un dispositif qui ne fait pas l’unanimité

Suite à cette mise en place, certains automobilistes, n’étant pas autorisés à utiliser leur véhicule se voient obligés de se déplacer d’une autre manière. Cette restriction pose principalement problème aux habitants de la couronne périurbaine ainsi que la banlieue parisienne. Certains, privés de leur véhicule doivent tout de même se rendre sur leur lieu de travail.

Pour pallier à cela, de nombreuses alternatives sont disponibles; Paris offrant une multitude de transports en commun : le métro, moyen le plus rapide pour se déplacer ainsi que le Tram’ pour les déplacements en périphérie. Le Réseau Express Régional  (RER ) avec une fréquence d’environ 10 à 15 minutes. Le vélib ainsi que la marche à pied, souvent délaissés pour la voiture, reste une possibilité pour les trajets rapprochés. Il faut aussi savoir que Paris compte plus de 300 lignes de bus ainsi que les 47 lignes du réseau Noctilien, pour circuler la nuit après la fermeture des métros.

Paris, souvent citée comme ville « exemple », devra atteindre avant 2020 l’objectif « ville respirable en 5 ans ». Avignon, Bordeaux, Grenoble, Montpellier, Toulouse, Cannes, Lille, Lyon, Grenoble ainsi que 16 autres villes devront elles aussi suivre la dynamique. Le préfet du département du Rhône a pris la décision d’introduire la vignette « Crit’air », le 12 décembre 2016 à Lyon, ainsi que dans la métropole de Grenoble, depuis le 1er novembre 2016. Elle devront alors suivre la mise en place des zones à circulation restreinte.

Finalement, sur ce débat les avis des Français sont globalement mitigés. Certains pensent que cette démarche est en grande partie politique et qu’elle entraîne la perte de droit. D’après d’autres, les véhicules hybrides, pouvant donc être rechargés, devraient bénéficier de la même vignette que les véhicules électriques.
Des automobilistes mécontents affirment que les moteurs essence émettent beaucoup de particules fines et que pourtant ce détail est laissé de côté. Tandis que d’autres pensent, au contraire, que le prix des vignettes est très correct et que l’Etat ne cherche pas à faire de bénéfices financiers. Ceux-ci voient alors simplement ce dispositif comme une belle mesure, qui d’après eux pourrait s’avérer efficace.

Petit récapitulatif :

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