Le profil des 7 candidats et les intentions de vote

Pour la première fois depuis le début de la cinquième république, le chef de l’Etat, François Hollande, ne sera pas candidat à la Présidentielle 2017 a t-il annoncé le 1 décembre.

Depuis, ils sont désormais sept à vouloir participer à la désignation du candidat qui pourrait rassembler la gauche à l’élection présidentielle. Et en autre, à affronter les premiers à s’être lancés dans la course, c’est à dire Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélechon, Yanick Jadot et Emmanuel Macron. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, avait critiqué les primaires de la droite en ironisant sur le nombre de candidats et le déroulé de la primaire… Avait-il raison de s’en amuser?

L’idée de cette primaire, appelée « la primaire citoyenne » par Jean-Christophe Cambadélis et l’Etat-major du parti, a émergé il y a un an, en Janvier 2016. Elle a pour but de rassembler la gauche et de porter un candidat en 2017. L’élu représentera un parti dont la débâcle ne cesse d’être diagnostiquée par les analystes. Avec sept candidats, représentant chacun un projet pour la gauche, cette primaire doit éviter de tourner aux règlements de comptes – ce qui pourrait être tragique pour les socialistes français. J-C Cambadélis a cherché depuis le 1er Décembre à élargir, encore, l’action de cette élection en appelant J-L Mélenchon et E. Macron a y participer. Le premier a réagi en refusant, le second n’en sera pas non plus et déclare qu’il ne veut pas « se perdre dans les chicayas de la primaire du PS. »

Parmi ces 7 candidats, cinq sont des anciens ministres ayant travaillé ensemble sous la présidence Hollande : Manuel Valls (premier minsitre), Arnaud Montebourg (ministre de l’économie), Benoit Amont (ministre de l’éducation), Vincent Peillon (ministre de l’éducation) et Sylvia Pinel (ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme). Les autres candidats sont François de Rugy pour Écologistes! et Jean-Luc Bennahmias. Les anciens ministres semblent être favoris du scrutin mais rappelons qu’aucun sondage ne peut-être réellement fiable.

Le premier tour de la primaire aura lieu le 22 janvier et le second tour le 29 janvier. Autrement dit seulement trois mois avant l’élection présidentielle d’Avril, ce qui laisse prédire une campagne éclaire du PS. Cette primaire devrait laisser la possibilité à la gauche de retrouver un projet commun, avec une vision unique de la direction que doit prendre le parti sous la directive d’un(e) (nouveau/elle) chef. Ils ont déposé leur parrainage le mois dernier, c’est-à-dire 110 soutiens d’élus dans différentes instances du PS soit « 5% des membres titulaires du Conseil national (15) ; soit 5% des parlementaires socialistes (19) ; soit 5% des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins 4 régions et 10 départements (66) ; soit 5% des maires socialistes de villes de plus de 10 000 habitants représentant au moins 4 régions et 10 départements (10) ». Chaque candidat, une fois que ses parrainages ont été approuvés (le 17/12), a reçu 50 000€ pour mener campagne. Comme pour la primaire de la droite, les électeurs à cette primaire devront participer au financement de la campagne en cotisant 1€ au moment du vote. Un vote qui aura lieu dans les 8 000 bureaux de votes prévus partout en France.

A la différence des scrutins nationaux, les primaires sont plus ouvertes à d’éventuels électeurs : les plus jeunes notamment. Pourra donc voter à cette primaire tout électeur inscrit sur les listes électorales (après avoir reconnu « adhérer aux valeurs de la gauche ») mais aussi les mineurs qui seront en âge de voter en mai 2017 et les adhérents des partis co-organisateurs (MDC, PRG,…) de la primaire âgés d’au-moins 16 ans.

Mais qui sont ceux qui participent à cette primaire ?

Manuel Vals, encarté au PS dès le début de son engagement politique sous l’air Jospin, il se dit être « social-démocrate » et veut représenter la ligne qu’a mené l’exécutif ces cinq dernières années, une politique sévèrement critiquée par ses concurrents. Il s’était déjà présenté en 2011 à la toute première primaire (du PS) en France. Il n’avait fait que 5,63% lors du premier tour qui avait vu se dégager Martine Aubry et François Hollande. Après le débat de jeudi soir, un sondage réalisé par Harris Interactive pour le site d’information Atlantico publié le 13 janvier, indique que 23% des français affirmant se déplacer pour voter à la primaire souhaitent une victoire de Manuel Valls. Au parti socialiste, 50% des sympathisant seraient prêts à voter pour lui. Est-ce que sa volonté de « casser l’esprit de défaite » suffira-t-elle pour l’emporter ? Réponse le 22 et 29 janvier.

Arnaud Montebourg est en campagne depuis plus longtemps. Ex-ministre du redressement productif du Président sortant, il a réussi à s’imposer comme la figure de la Gauche d’opposition à la politique menée par le Chef d’Etat. 22% des téléspectateurs auraient été convaincus jeudi soir par sa prestation selon le même sondage. Il veut mener une politique économique beaucoup plus radicale que celle menée par le gouvernement.

Benoît Amont est aussi une figure de la gauche des frondeurs, ces opposants au gouvernement socialiste. Il est aussi encarté au PS et fut ministre de l’éducation  jusqu’à sa démission en 2014. Il porte sa candidature en défendant une réduction du temps de travail et la création d’ « un revenu universel d’existence ». Depuis jeudi soir, il est celui qui a réussi à convaincre le plus de français lors du premier débat (23% des téléspectateurs). Il réussi plus que les autres à convaincre les partisans et sympathisants de gauche (47%) mais surtout ceux qui ne sont pas du parti socialiste (40%).

Vincent Peillon, le professeur agrégé de philosophie fut lui aussi ministre de l’éducation à l’époque où Jean-Marc Ayrault occupait Matignon. Il est le candidat surprise de cette primaire. Un peu oublié depuis 2014 dans la vie politique, il a signé plusieurs romans.  Il deviens en 2004 député européen et selon Rue89, il se manifeste à Strasbourg surtout par son absentéisme.

Jean-Luc Bennahmias fait campagne pour le Front démocrate. Comme il s’agit d’un parti coorganisateur, il n’a pas eu besoin de rassembler les parrainages pour se présenter. Il a traversé les différents partis du centre (Modem) jusqu’aux verts (EELV). Il est candidat à l’élection présidentielle pour « moderniser » et « rajeunir la démocratie française ».

François de Rugy est un ancien d’EELV qui a fondé « Écologistes ! », un parti qui s’alliait avant avec UDE (« Union des Démocrates et Ecologistes »), mais qui ont connu ces derniers temps des tensions en raison justement de cette candidature : François de Rugy a préféré foncé et se séparer de l’UDE afin de pouvoir se présenter. Il devrait normalement dénoncer la politique environnementale du gouvernement.

Sylvia Pinel, la ministre du logement est la seule femme de la primaire. Elle est engagée pour le Parti Radical de Gauche. Elle voulait d’abord se lancer dans la présidentielle sans passer par la case primaire mais a préféré changer d’avis. « Les radicaux apportent leur pierre à l’édifice du rassemblement et présentent une candidate femme, jeune, qui incarne le renouvellement », a estimé le parti.

Pour voir le programme économique de chacun des candidats c’est ICI

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