Un musée à ciel ouvert

L’art urbain décore les rues en offrant aux publics des graphismes qui naissent puis disparaissent au fil du temps. C’est l’histoire d’un courant artistique qui émerge dans les années 1970 aux Etats-Unis. Le street art fait surface aux débuts des années 1980 en Europe.

Les artistes inventent leurs codes, créent leurs techniques puis développent leur mouvement artistique. Un graffiti, un pochoir, un stocker, a pour but de transmettre un message. Les artistes veulent éveiller un sentiment de curiosité chez les spectateurs qui leur permettra de déceler un message souvent caché. L’art urbain sert de moyen de communication, d’expression libre.

Le street art et le graffiti sont deux arts différents. C215 (pochoiriste Parisien reconnu) nous explique la différence :« Le graffiti, c’est marquer son nom avec du style dans la ville. Le street art, c’est plus de transformer un contexte, une situation vers une architecture définie. »

Le pionnier du graffiti 

L’apparition de la bombe aérosol en 1960 permet à la jeunesse revoltée mais aussi désabusée de s’exprimer par l’art. La bombe aérosol est un moyen efficace de laisser une trace indélébile sur les murs. Le spray va donner un élan à ce nouveau mouvement artistique.

Darryl A.McCray, plus connu sous le nom de Cornbread, surfe sur la vague graffiti, surnommé « Le parrain du Graffiti ». Il est l’artiste ayant fait du graffiti moderne ce qu’il est aujourd’hui. Cornbread est un romantique audacieux.
Un jour, il décide de manifester son amour à une jeune demoiselle par le graffiti en peignant des trains, des voitures, des bus, des murs. Il fait cela pour sa dulcinée qui l’avait quitté alors qu’il en était fou amoureux.
Un peu plus tard, une mauvaise couverture médiatique proclame, en 1971, qu’il est mort. Pour prouver à la population qu’il est bien vivant, il se rend  au zoo local et peint « Cornbread lives » (Cornbread est vivant) sur les flancs d’un éléphant.                                   Par la suite, on le met au défi de peindre son tag sur l’avion du groupe musical « The Jackson Five », exploit qu’il réussit à accomplir. Il devient alors le roi du graffiti dans les années 70. Ces tags ou graffitis étaient toujours réalisés dans l’optique de transmettre des messages sur sa vie personnelle comme illustrée ci-dessus.

The sheepest

Il n’est pas connu par son nom mais célèbre par son stickers « The sheepest » (mouton) qui lui vaudra son surnom. Il se définit comme « un activiste urbain » qui a collé plus de 200 moutons au total réunis sur les murs de Grenoble mais aussi Londres, Berlin,Barcelone… Né dans la banlieue grenobloise à Echirolles, The sheepest souhaite « Interpeller les gens. » Le mouton est suiveur : il amène à réfléchir sur la société de consommation. Il a pour slogan « Je suis ceux que je suis « .

Perché sur une cheminée ou caché entre une gouttière, « le mouton observe le monde, comme une caméra ». Cet artiste grenoblois a le don d’intriguer les habitants. Il donne « meilleure mine » aux murs.

La ville apprécie-t-elle ?                      

A l’heure où Grenoble essaie d’effacer les graffitis, les moutons de The Sheepest restent. Un étudiant qui faisait son mémoire sur l’art de rue a interviewé les services d’urbanisme de la ville qui lui ont répondu qu’ils « apprécient les moutons et ont reçu comme consigne de ne pas les enlever… « .

                

Tous les moutons sont réalisés sur les murs de la métropole grenobloise.

Voici un aperçu du street-art et graffiti grenoblois. Entre pochoirs, stickers l’art urbain est très présent aux quatre coins de la métropole.

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