Le noir, autant un style qu’une couleur

Imaginez-vous devant votre télévision en train de regarder votre série, quand tout à coup, un homme vous poignarde dans le dos, et personne ne sera jamais en mesure de découvrir qui est votre meurtrier… Cette intrigue, classique, permet une entrée en matière parfaite dans l’univers des grands auteurs de polars ou de livres similaires.

Le genre du roman noir est ancré dans la culture littéraire européenne, et plus particulièrement dans les pays anglo-saxons. Bien que ses origines soient floues et remontent aux Etats-Unis du XIXe siècle, ces romans connaissent un essor important après la Seconde Guerre mondiale.

En effet, les auteurs sont désireux de parler des séquelles de cet événement destructeur et ravageur, tout en approchant la psychologie des tueurs. La population en est alors d’autant plus intéressée, désireuse d’approcher la folie des protagonistes de l’histoire sans pour autant vouloir leur ressembler. Les écrivains s’appuient alors sur ce désir en percevant au mieux les traits et les troubles du personnage que le héros cherche à stopper, afin de rendre ce public toujours plus accro et fidèle aux séries de livres. Une fois que les romans noirs ont commencé à s’éloigner de la guerre, les thèmes abordés ont évolué afin de devenir ceux que l’on connaît plus communément aujourd’hui : les meurtres, les disparitions, les viols etc.

De grands auteurs contemporains sont alors devenus les maîtres de cet art, considéré comme l’une des élites de forme et de style de la littérature ces dernières années : des Anglais, à l’instar d’Arlan Cobens ou de David Goodis, mais également de grands noms français : Maxime Chattam ou Jean-Patrick Manchette.

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Dactylographe dans les années 1940

Une élite culturelle

Les romans noirs font également partis d’un des styles permettant une grande culture de l’esprit et de l’imagination. Il s’agit alors de suivre le fil des pensées de l’auteur, qui peut alors être apparenté à ses personnages puisqu’il souhaite être le plus tordu possible. Les écrivains nous permettent de s’imaginer des actions que nous ne verrions pas dans la vraie vie en nous faisant fantasmer, mais aussi en nous faisant peur. Leurs livres sont faits de tel sorte que l’atmosphère souhaitée par l’auteur puisse se ressentir dans la pièce où vous êtes installés, tout en vous forçant à regarder par moments au dessus de votre épaule, juste au cas où…

Une volonté de faire rêver et penser

La beauté des romans noirs provient de la vie que réussissent à influer les auteurs à leurs personnages. Ils installent une distinction peu facile à saisir dans la réalité entre la névrose présente chez tous et la psychose grandissante des acteurs de l’histoire. Ce contraste permet alors de rester accrocher jusqu’à la fin, et de valider ou non sa théorie élaborée au long de l’histoire sur le coupable.

« La première des qualités d’un tueur, l’art du caméléon, de s’adapter sans faire de vagues. »
– Maxime CHATTAM / L’âme du Mal

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