Immersion dans la peau d’un Étudiant d’Assas et de La Sorbonne en Droit et Histoire

L’université Panthéon-Assas, connue aussi sous le nom de Paris 2, ou plus fréquemment « Assas », est l’une des treize universités parisiennes, située dans le quartier latin de Paris. Cette université est la plus réputée et convoitée en matière de l’enseignement du droit. Elle propose évidemment d’autres formations et a à son actif plusieurs partenariats internationaux !

– Dans quel lycée étiez vous? Quelle filière?

J’étais scolarisé au Lycée Déodat de Séverac de Céret dans les Pyrénées-Orientales (66) en filière scientifique spécialité mathématiques. C’est un beau lycée polyvalent du Sud de la France.

Pourquoi avez-vous choisi cette orientation?

Tout d’abord, le droit m’intriguait. On ne fait pas de droit au lycée mais, j’ai été intrigué, depuis la seconde par ce domaine, ce secteur d’activité et notamment par la profession d’avocat. C’est une profession essentielle dans notre société. Le droit à une défense est un droit essentiel. Le jour où les avocats n’existeront plus, il faudra s’inquiéter !

Ensuite, le domaine juridique est riche, je pense que la connaissance des règles juridiques permettent de mieux comprendre les institutions qui nous gouvernent, ainsi que toutes l’activité législative.

Puis, j’ai voulu compléter cette licence de droit, par une licence d’histoire. Cette licence d’histoire je l’ai prise comme roue de secours. En effet, comme j’avais jamais fait de droit au lycée, ni même de stage dans le milieu juridique, j’avais peur que mes illusions sur le droit s’avèrent fausse et que finalement je n’aime pas !

 Je suis passionné d’histoire depuis plusieurs années. C’est une matière que j’apprécie beaucoup, et passer des heures sur une dissertation d’histoire n’est pas un fardeau mais un plaisir pour moi.

Pourquoi cette université?

Aujourd’hui, je suis étudiant à Paris-Sorbonne pour l’Histoire et à l’Université Panthéon-Assas pour le droit et l’Université.

Pourquoi ce choix ? Par la renommée de ces deux grands établissement français, connus en France mais aussi à l’International.

Je viens d’une petite vile du Sud de la France, à 5h de TGV de Paris. Quand on demande au catalans français de citer le nom d’une Université Parisienne; vous avez 90% de chances d’avoir La Sorbonne comme réponse !

Et dans le domaine juridique, l’Université numéro 1 en France est Panthéon-Assas. De nombreux grands avocats et juristes sont issus de cette faculté. En plus, ces deux Universités ont une vie étudiante riche, avec de nombreuses associations.

Qu’attendez vous de cette formation?

J’attends d’abord une formation très exigeante ! Double licence en même temps, ce n’est pas rien ! Beaucoup de travail bien sûr mais aussi beaucoup de plaisir personnel. Dans cette formation, je vais côtoyer les plus grands professeur de droit et d’histoire dans leur domaine. Les grands noms d’historiens et de droit qu’on entend à la télévision ou qu’on lit dans les journaux, je vais les avoir comme professeurs ! C’est une chose incroyable.

Pouvez-vous nous décrire les études que vous suivez ? Une journée type pourquoi pas?

Pour l’histoire, la journée commence à 9h30 ou 8h au centre Cligancourt. J’enchaîne alors des cours magistraux (CM) avec des Travaux Dirigés (TD). A midi, je déjeune soit au Restaurant Universitaire, soit à la cafétéria. La journée se termine généralement vers 17h, mais souvent, j’ai une ou deux heures de libre au milieu de la journée ce qui me permet d’avancer dans les travaux à rendre.

En droit, c’est des journées plus longues et intenses. Le matin je me rend au centre Vaugirard pour une matinée de CM, ou on reste assis sur sa chaise 4 ou 5h de suite (avec des pauses bien sûr !). Puis l’après midi, soit j’ai des CM encore, soit des TD.

En droit, si c’est un jour où j’ai des TD l’après-midi, je terminerai vers 17h. Cependant les jours 100% CM, ça peut se finir à 19h ou 20h ! Mais c’est un plaisir, les heures passent sans se rendre compte. Généralement et surtout en hiver, je sors le matin, il fait nuit et je rentre le soir, il fait nuit !

Mes études sont ensuite assez complémentaires. Certaines connaissances qu’on voit en histoire, on les utilise ensuite en Droit, notamment en Droit Constitutionnel. Les cours d’histoires enrichissent votre culture générale et vous font voir les événements de l’actualité sous un autre angle.

Vous vous amusez à comparez la situation du monde actuellement avec celle des siècles precedent.

Ensuite, en droit, j’ai découvert quatre matières différentes mais sensibles sur certains points. Ces disciplines juridiques permettent de mieux comprendre comment notre société et l’Etat français sont formés. On regarde désormais d’une autres manière les réformes législatives et la politique française.

 

Comment vous sentez vous aujourd’hui vis-à-vis de votre choix?

Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas mon choix. Je suis devenu un parisien. J’adore cette ville ! Au niveau universitaire, c’est un épanouissement personnel. Même si c’est pas toujours facile, on prend du plaisir.

Les deux licences sont très intéressantes, riches et complémentaires. Avoir mélanger le droit et l’histoire comme je le fait, c’est une très bonne idée. Les professeurs sont géniaux ! En plus, le cadre est juste à couper le souffle.

En histoire, dans la matière Politique et Société en France au XIXe siècle, on étudie le personnage de Guizot. Puis, on se rend compte que cette figure historique française enseignait à La Sorbonne ! En droit, c’est pareil ! Les plus grands sont passés par les mêmes amphis que moi !

– Avez-vous une idée concrète de votre futur métier?

Dans le futur, je pense continuer dans le domaine du droit. Pour le métier exact, je ne sais pas. Sûrement avocat (comme beaucoup d’élève en première année). Mais je suis impatient de découvrir les autre métiers juridiques. Avocat, ou notaire peut être. Pourquoi pas Ministre de la Justice un jour ? Je pense d’abord à valider mes deux premières années puis, pour après on verra bien.

– Avez-vous des activités extra-universitaires ? Si oui, pouvez-vous nous en dire plus ?

Ahhh Bonne question. Mes amis me demandent plutôt « qu’est ce que je ne fait pas ? ». J’ai tout d’abord rejoint une troupe de théâtre hors du commun composée de jeunes étudiants d’Assas, chacun plus fou que l’autre.

Cette troupe se nomme Scènes Assasines. Durant l’année, on travaille sur l’improvisation, mais aussi on prépare la pièce Intermezzo de Jean Giraudoux, qu’on présentera au public du Studio Raspail le 30 juin et le 1-2 Juillet 2016.

Par ailleurs, j’ai rejoint un club de débat qui porte le nom d’Assas Insolent. J’ai rejoins l’équipe et je suis devenu Responsable de la Communication. Ce club de débat est affilié à la FFD (Fédération Francophone de Débat).

Mon engagement m’a permis d’évoluer au sein de la fédération et aujourd’hui, je suis le directeur du service communication 2.0.

Enfin, ayant été convaincu à 100% par mon choix universitaire. J’ai décidé de rejoindre l’Association des Étudiants et des Diplômés du Double Cursus Droit Histoire en tant que Responsable Communication.

J’ai souhaité faire partager et faire découvrir cette formation d’excellence que je ne m’attendais pas à rejoindre, mais qui grâce à elle aujourd’hui, je m’épanouis.

Disons, que durant la semaine, je chôme très rarement entre toutes mes activités. Mes journées sont bien organisées et minutées. C’est peut être ça la clé : une bonne organisation et un plaisir personnel.

 

Avez-vous quelque chose à rajouter? Un commentaire? Un message à faire passer aux lecteurs?

Vivez la vie à 100% ! Profitez de chaque instant ! Ensuite, sur le plan universitaire, tentez ! Osez ! J’étais à votre place en terminale et pour être franc, j’ai déposé mon dossier pour cette double licence sans grande conviction

Il ne prennent que 28 sur toute la France. Jusqu’au jour où j’ai reçu le mail des admissions ! J’ai dû tout changer car j’avais déjà prévu de m’installer à Montpellier (ne croyant pas être accepter à Paris). Qui ne tente rien, n’a rien ! C’est bête dit comme ça, mais c’est vrai.

Ensuite, les études c’est important mais faites autre chose dans la semaine pour changer les idées, ou sinon vous n’allez pas tenir !

Il y a trois ans, j’ai failli perdre la vie à cause du fléau du terrorisme. Depuis, je m’efforce à vivre au jour au jour, à profiter de ma vie et surtout à ne voir que le positif dans le monde et la vie.

Guizot affirmait que : « Le monde appartient aux optimistes, les pessimistes ne sont que des spectateurs”.

 

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