Le réseau de téléphonie mobile français : une source d’inégalité

En France, le secteur de la téléphonie se partage entre quatre opérateurs : Orange, Bouygues, SFR et Free. Et, avec près de un téléphone portable par habitant dont l’utilisation ne cesse d’augmenter, la couverture du réseau et sa qualité sont devenus pour nous un impératif et pour les opérateurs réseau un combat acharné.

 
Même si la qualité et l’étendu de la couverture réseau varie en fonction des opérateurs, elle est néanmoins très développée avec 99.65% de la population couverte 2G.

Pourtant, si la 2G est accessible pour la quasi intégralité des français, il existe de nombreusesinégalités de débits entre zones rurales et urbaines ainsi que dans le développement des réseaux 3G et 4G.

N°1

En effet, 98.5% de la population est couverte par la 3G et seulement 64.5% des français ont accès à la 4G. Il existe donc un véritable décalage concernant les générations de réseau. Cette différence est d’autant plus visible entre zone rurale et zone urbaine.

Alors, que la 2G, la 3G et la 4G couvrent presque 100% des zones denses, c’est à dire des villes, les zones rurales sont en net retrait. Même si la 2G est accessible à 99.5% de la population vivant en zone rurale, les premiers écarts se font sentir avec la 3G qui elle n’est accessible qu’a 95.75%des utilisateurs vivant à la campagne.

Pourtant, la différence la plus flagrante reste la 4G qui, en court de développement ne couvre que 28.75% de la population en zone rurale.

La fracture entre zone urbaine et rurale est donc très nette en ce qui concerne la 4g alors que l’intégralité des zones rurales ne sont pas couvertes avec la 2G.

Par ailleurs, il existe encore en France des “zones blanches” qui désignent des parties du territoires qui ne sont pas desservies par un réseau de téléphonie mobile.

Typiquement, une zone blanche n’est que faiblement peuplé et c’est pour cela que les opérateurs réseaux ne l’équipent pas, car elle ne serait pas rentable. Ces zones sont rurales et cette absence de réseaux est révélatrice d’une “fracture numérique” entre zone urbaine et rurale.

En 2015, la loi Macron a exigée que les 171 centres-bourgs qui ne sont pas couverts par un opérateur mobile aient accès à la 2G.

N°2

Une autre différence majeure entre la couverture réseau en zone urbaine et en zone rurale est la qualité.

En effet, les débits descendant sont bien plus important en zone dense qu’en zone rurale en 3G mais aussi en 4G.

 

Les débits descendants sont les flux de données que notre téléphone reçoit, c’est grâce à eux que nous pouvons utiliser internet. Plus le débit est important, plus la communication est rapide, à contrario, plus le débit est faible, plus le temps de chargement sera lent.

N°3

Alors que la couverture réseau n’est pas égale sur l’ensemble du territoire, les opérateurs développent une nouvelle génération de réseau : la 4G.

Elle permet un transfert plus rapide des données grâce à un débit descendant et un débit montantplus important qu’avec la 3G. Néanmoins, ce type de réseau n’en est qu’a ses débuts et malgré une couverture des villes, la 4G reste absente dans les espaces ruraux.

 N°4

Enfin, avec l’annonce de la 5G qui permettrait de dépasser la 3G grâce à un débit supérieur, on peut s’attendre à l’augmentation de l’écart entre réseau téléphonique en zone rurale et zone urbaine.

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