Entretien avec Edwy Plenel

Ces derniers temps, la question de l’immigration est un sujet en permanence évoqué et qui nous concerne tous. J’ai eu la chance d’assister à une conférence traitant de ce sujet. Et quelle conférence ! J’ai été subjuguée par le talent d’orateur d’Edwy Plenel. Pour ceux à qui ce nom ne dirait rien, c’est le fondateur et directeur de Mediapart et anciennement directeur de rédaction au journal Le Monde.

 Un discours fervent et passionnant

Le discours de Plenel était une note d’espoir par bien des aspects. Tout d’abord, il rappela ce qui est la base de notre démocratie actuelle, La Déclaration universelle des Droits de l’homme. Il a cité 3 articles fondamentaux :

Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Il est donc clair que le fait d’accueillir des personnes victimes de persécutions fuyant la guerre ou encore la misère est un devoir. En ne respectant pas ce devoir d’accueil, nous trahissons les valeurs dont nous sommes pourtant si fiers.

L’immigration, un débat permanent :

Qu’est-ce que 2 000 personnes de plus dans notre pays ! C’est le nombre de demandes  d’asile qui ont été  acceptées en France en 2013 sur 122 000. Pourtant certains responsables politiques parlent d’invasion quand cela ne représente qu’une infime partie de la population.  Ces réfugiés qui ont besoin d’une terre d’accueil sont comme nous, l’étranger n’existe pas, nous sommes tous humains et égaux, c’est écrit noir sur blanc dans notre constitution de 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »  Malgré tout,  ce sont les hommes qui ont instauré des différences entre eux par une idéologie d’inégalités guidée par des préjugés.  Chaque homme a le droit de quitter son pays pour un autre et si cet autre pays est le nôtre, il est de notre devoir de les aider, c’est notre responsabilité en tant qu’être humain. La diversité, quelle qu’elle soit,  est une force, elle permet le développement de la croissance économique, mais aussi l’épanouissement personnel intellectuel, affectif, morale  et spirituel. Elle ne devrait pas être vue comme une tare,  puisque les différentes cultures, religions, façons de vivre permettent l’enrichissement personnel.

Edwy Plenel a rappelé à l’assemblée attentive que la France par son histoire est une nation multiculturelle,  constituée de citoyens originaires de multiples pays. Il a même cité, à cette occasion, une phrase de Nelson Mandela : « We are a rainbow nation ». La France une nation arc-en-ciel qui a le devoir de montrer l’exemple au monde.

Actuellement, les hommes vivent en interaction permanente puisque le monde est connecté.

Malheureusement, aujourd’hui, une image est plus forte que bien des mots.  Malgré tout, la technologie permet d’informer et de faire réagir les peuples qui vivent dans l’indifférence. Face à un enfant syrien mort, échoué sur une plage turque, la population s’émeut. « Que pouvons-nous faire ? Quelle horreur ! » Voilà les réactions engendrées alors que des drames similaires se produisent  tous les jours. Je pense que chacun doit se mobiliser à sa manière pour ces humains qui ont besoin de nous.

 Un message d’espoir

Tel était le message d’Edwy Plenel qui a tenu  un discours émouvant de plus d’une heure, qui se termina par  un tonnerre d’applaudissements montrant que l’indifférence n’est pas partout et que des citoyens se soucient du sort de l’humanité.

Dans ce climat de crainte et de méfiance de l’autre, il conclut sur l’espoir de voir une France soudée et solidaire face à la misère et à la souffrance de l’autre. C’est avec les larmes aux yeux et un nouveau regard sur la question de l’immigration que je sortis du Salon de Blossac. Si l’occasion se présente à vous d’aller entendre  un homme tel que lui, je vous assure que les mots prononcés ne vous laisseront pas indifférents.

En bref

La question de l’immigration est donc sans cesse évoquée, mais elle ne devrait pas être un problème puisque nous sommes tous être humains. Nous entraider est une obligation que chaque pays doit avoir et d’autant plus la France puisque nous sommes une démocratie qui défend des idées de liberté, d’égalité, de fraternité, pour tous les hommes.

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