L’Union Européenne dans la crise migratoire

L’afflux record de réfugiés en Allemagne depuis le début de l’année est  » le plus grand défi de l’Allemagne depuis la réunification ». Cette citation de Sigmar Gabriel, le vice Chancelier Allemand, nous prouve que la crise migratoire que connaît l’Europe actuellement est un défi de taille pour les états européens.

C’est sûrement une des plus grave crise migratoire de notre époque contemporaine. Cependant, ce n’est pas la première fois que l’Europe est confrontée à une immigration massive. En France par exemple, c’est à la fin du XIXéme siècle qu’elle devient un pays d’immigration. Des italiens, des belges, des suisses et des espagnols (principalement) viennent en France pour des raisons économiques, car nous manquons de main d’œuvre de 1850 à 1900. Puis à partir de 1917 arrivèrent les premiers migrants politiques, venant de Russie, d’Arménie, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne. La décolonisation ensuite fait accélérer l’immigration, et en 1957 le traité de Rome la fera d’autant plus vivre, avec le principe de libre circulation.

Migrant, réfugié… Attention!

Néanmoins il ne faut pas confondre « réfugié » et « migrant ». En droit international, le « réfugié » est le statut officiel d’une personne qui a obtenu l’asile d’un État tiers. Il faut que celui ci ai reconnu le réfugié comme quelqu’un ayant fui son pays en raison de menaces sérieuses pour sa vie. Ce statut fut défini en 1951 par la convention de Genève. Dans cette étude les réfugiés n’ont pas besoin de fournir de preuves aux pays étant donné que leur fuite est généralement évidente. C’est ce que l’on nomme réfugié « prima facie ».

Un migrant est quelqu’un qui effectue un déplacement volontaire dans un autre pays que le sien pour des raisons économiques, politiques, ou culturelles. Effectivement, la plus part des Hommes ayant traversé la Méditerranée sont bien des migrants, mais ils sont reconnus par le Haut Commissariat pour les Réfugiés comme étant réfugiés. Mais il y a aussi des migrants économiques ,notamment des kosovars, (qui passent aussi par le même axe terrestre que les syriens ou érythréens) qui essayent de rejoindre l’Union Européenne à la recherche d’une vie meilleure.

Et ce sont généralement ces migrants qui sont ciblés par les politiques dures en matière d’immigration.

Le blocage politique des pays de l’UE

Un dès problèmes majeur au sein de notre union, est le blocage politique des Etats. Comme ceux si sont reconnus comme souverains, on ne peut en aucun droit interdire à la Hongrie de construire un mur de barbelés à sa frontière, ou à la Slovaquie de refuser le cota obligatoire fixé par Bruxelles de personnes à re-loger et à intégrer dans le pays.

Car même si les Etats ne s’entendent pas et n’opèrent pas sur la même politique en matière d’immigration, il faut bien répartir la totalité des migrants qui cherchent à fuir la guerre. C’est pour cela que la commission européenne (à Bruxelles), a désigné un quota de personnes à répartir d’urgence dans tous les pays membres de l’UE en fonction de leur population, au vu de leur capacité économique, etc…

Mais ce que beaucoup de migrants ignorent, c’est que dans les lois européennes, il est impératif de rester dans le premier pays européen où l’on a posé le pied. Cela afin de recevoir un laisser passer pour ensuite continuer sa route à la recherche d’une vie stable.

Cependant, beaucoup ne suivent pas ce chemin et continuent de marcher à travers l’Europe, en empruntant souvent des points de passages illégaux.

Et c’est notamment cela qui irrite les hauts représentants des pays du sud, qui sont souvent durs en politique vis à vis des routes migratoires qui traversent ou longent leur pays. Une certaine « peur de l’autre » née au sud de l’Europe, alors qu’au nord les pays débattent pour répartir au plus vite ce nombre imposant d’arrivées semi clandestines, afin de calmer cette immense crise migratoire.

Cela nous montre qu’au sein même d’une grande union de pays, qui prônent ; les droits de l’Homme, il y a encore des différents et toujours pas d’unanimité.

En matière de politique, l’union européenne a encore du chemin à parcourir pour mettre tout ses pays d’accord ! La crise migratoire qui nous touche actuellement remet en jeu des principes propres à l’UE et crée une confrontation avec des enjeux de taille.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s